AFRICAN
UNION
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UNION
AFRICAINE
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UNIÃO
AFRICANA
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Addis Ababa, ETHIOPIA P. O. Box 3243 Telephone
517700 Cables: OAU, ADDIS ABABA
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CONFERENCE DE
L’UNION AFRICAINE
Troisième
session ordinaire
6 – 8 juillet
2004
Addis-Abeba (ETHIOPIE)
Assembly/AU/Decl.12(III)
DECLARATION SOLENNELLE
SUR
L’EGALITE ENTRE LES HOMMES
ET LES FEMMES EN AFRIQUE
DECLARATION SOLENNELLE
SUR
L’EGALITE ENTRE LES HOMMES ET LES FEMMES
EN AFRIQUE
Nous,
Chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres de l’Union africaine, réunis
en la troisième session ordinaire de notre Conférence à Addis Abeba,
(Ethiopie), du 6 au 8 juillet 2004 :
Réaffirmant notre décision sur la parité entre les hommes et les femmes prise à la
session inaugurale de
Notant avec satisfaction
que notre décision sur la parité entre les hommes et les femmes est un acte
historique qui n’existe sur aucun autre continent ou organisation
continentale ;
Réaffirmant notre engagement à
poursuivre, à intensifier et à accélérer nos efforts pour promouvoir l’égalité
entre les hommes et les femmes à tous les niveaux ;
Déterminés à consolider les progrès que nous avons
réalisés dans la recherche de solutions aux préoccupations majeures des femmes
d’Afrique ;
Conscients
de notre décision historique d’adopter le Protocole à
Notant la
décision du Président de
Reconnaissant que
les défis et obstacles majeurs en matière d’égalité entre les hommes et les
femmes persistent et nécessitent un leadership et des efforts concertés et
collectifs de notre part, y compris les réseaux oeuvrant dans le domaine de
l’égalité entre les hommes et les femmes et du développement ;
Profondément préoccupés par la
situation des femmes et l’impact négatif qu’ont sur les femmes les problèmes,
tels que le VIH/SIDA, les conflits, la pauvreté, le nombre élevé des femmes
réfugiées et déplacées, les pratiques traditionnelles néfastes, la violence
contre les femmes, l’exclusion des femmes de la politique et du processus de
prise de décision, l’analphabétisme et l’accès limité des filles à
l’éducation ;
Conscients des
politiques et programmes que nous avons mis en place pour contenir la
propagation de la pandémie de VIH/SIDA ainsi que des défis auxquels se heurte
actuellement cette campagne ;
Préoccupés par
le fait que les femmes et les enfants sont les principales victimes des
conflits et des déplacements à l’intérieur du pays, notamment les viols et les
massacres, et que les femmes sont en général exclues de la prévention des
conflits et des processus de négociation de la paix et de consolidation de la
paix ;
Conscients du
fait que la faible représentation des femmes dans les structures de prise de
décisions sociales, économiques et politiques, et la féminisation de la
pauvreté ont a un impact négatif sur la capacité des femmes à profiter
pleinement de leur participation aux économies de leur pays et au processus de
démocratisation ;
Conscients
de la différence numérique existant entre le Nord et le Sud, entre les hommes
et les femmes et du rôle des Technologies de
SOMMES CONVENUS DE :
1. Accélérer la
mise en oeuvre des mesures économiques,
sociales et légales spécifiques en faveur des femmes en vue de combattre la
pandémie de VIH/SIDA, et de mettre efficacement en œuvre les Déclarations
d’Abuja et de Maputo sur le paludisme, le VIH/SIDA, la tuberculose et les
autres maladies infectieuses connexes. Plus particulièrement, nous veillerons à
ce que le traitement et les services sociaux disponibles pour les femmes au
niveau local répondent mieux aux besoins des familles qui fournissent les
soins, nous promulguerons des lois pour mettre fin à la discrimination à
l’égard des femmes vivant avec le VIH/SIDA et pour la protection et la prise en
charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA en particulier les femmes et nous
augmenterons les allocations budgétaires dans ces secteurs afin d’alléger le
fardeau des soins qui pèse sur les femmes ;
2. Assurer la
pleine participation et représentation des femmes au processus de paix, y
compris la prévention, la gestion et le règlement des conflits et la
reconstruction post-conflit en Afrique, tel que stipulé dans la résolution 1235
des Nations Unies (2000) et de Désigner
des femmes comme Envoyées spéciales et Représentantes spéciales de l’Union
africaine ;
3. Lancer
dans un délai d’un an, une campagne d’interdiction systématique du recrutement
des enfants-soldats et de l’exploitation des petites filles en tant qu’épouses
et esclaves sexuelles, en violation de leurs droits, tels que consacrés dans
4. Organiser et lancer dans
un délai de deux ans, des campagnes publiques soutenues contre la violence à
l’égard des femmes et le trafic des femmes et des filles ; de renforcer
les mécanismes juridiques pour assurer la protection des femmes à tous les
niveaux et mettre fin à l’impunité des crimes commis contre les femmes, d’une
manière qui modifiera positivement l’attitude et le comportement de la société
africaine ;
5. Promouvoir et
étendre le principe de la parité entre les
hommes et les femmes que nous avons adopté concernant
6. Assurer la
promotion et la protection de tous les droits de l’homme, des femmes et des
filles, y compris le droit au développement par la sensibilisation ou par
l’application des lois nécessaires, le cas échéant ;
7. Promouvoir
activement l’application de la législation en vue
de garantir les droits des femmes à la terre, à la propriété et à l’héritage, y
compris leur droit au logement ;
8. Prendre des
mesures spécifiques destinées à assurer l’éducation des filles et
l’alphabétisation des femmes, en particulier dans les zones rurales, afin de
réaliser l’objectif de « Education pour tous » ;
9. Nous engager à
signer et à ratifier le Protocole à
10. Mettre en place AIDS
Watch Africa comme une unité au sein du cabinet du Président de
11. Accepter
la création d’un fonds d’affectation spéciale en faveur des femmes en vue de
renforcer les capacités des femmes africaines et de demander au Président de
12. Nous engager à
faire rapport annuellement sur les
progrès réalisés dans l’intégration du genre, à appuyer et défendre toutes les
questions soulevées dans la présente Déclaration aux niveaux national et
régional et à échanger régulièrement les informations sur les progrès réalisés
au cours de nos sessions ordinaires ;
Nous
demandons au Président de