DIRECTION NATIONALE DE LA PROMOTION DE L'ENFANT ET DE LA FAMILLE
PRESENTATION
I. CREATION :
La Direction Nationale de la Promotion de l’Enfant et de la Famille est un service central du Ministère de la Promotion de l’Enfant et de la Famille, créé par l’ordonnance N° 99- 010 /P-RM DU 01 AVR. 1999.
II. MISSION :
La DNPEF a pour mission l’élaboration des éléments de la politique nationale en matière de promotion de l’Enfant et du bien être familial ainsi que la coordination et le contrôle de la mise en œuvre de ladite politique.
A cet effet, elle est chargée de :
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Elaborer les programmes et les plans d’actions de promotion de l’Enfant et de la Famille ;
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Réaliser les recherches, études et enquêtes relatives au statut juridique, économique, social et culturel de l’Enfant et de la Famille ;
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conduire les actions visant la promotion de l’Enfant et de la Famille ;
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coordonner, suivre et contrôler les activités de promotion de l’Enfant et de la Famille menées par les services et organismes publics.
III. LES STRUCTURES:
La DNPEF comprend deux divisions :
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la Division Promotion de l’Enfant ;
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la Division Promotion de la Famille
1. DIVISION PROMOTION ENFANT:
La Division promotion Enfant est chargée de :
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concevoir, exécuter et suivre les programmes d’éducation et d’information des différentes couches de la population relatifs aux droits des enfants et veiller à leur respect ;
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étudier les dossiers de création et suivre le fonctionnement des institutions spécialisées d’accueil et de placement familial d’enfants ;
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entreprendre des recherches –action en vue d’une meilleure insertion économique, sociale et culturelle des enfants par la prise en charge de leurs besoins spécifiques ;
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réaliser et : ou faire faire réaliser des enquêtes et des étude sur les besoins spécifiques des enfants ;
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collecter et traiter des données sur les enfants ;
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Suivre et évaluer les actions de promotion des enfants initiées par les Associations et les Organisations Non Gouvernementales (ONG).
Elle comprend deux sections :
1. la Section législation ;
2. la Section Développement des Institutions.
2. La Division Promotion de la Famille
La Division Promotion Famille est chargée de :
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diffuser la législation relative à la protection de la Famille ;
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coordonner et suivre les actions d’information et de sensibilisation des familles ;
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suivre la mise en œuvre de la politique nationale de promotion de la famille ;
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concevoir, réalise et / ou suivre toutes les enquêtes ou études spécifiques et mesures relatives au statut de la famille ;
-
collecter et traiter les données sur la famille ;
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évaluer les programmes sectoriels et les actions des ONG et Associations en faveur de la Famille.
Elle comprend deux Sections :
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la Section Statuts Social et Juridique de la Famille ;
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la Section Etudes et Programmes
3. Aux niveaux régional et sub - régional
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au niveau de la région et du District de Bamako la DNPEF est représentée par la Direction Régionale de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille (DRPFEF)
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au niveau subrégional, par un(e) chargé(e) des programmes de Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille.
realisations:
Dans la semaine du 24 au 26 mars 2009, une délégation malienne conduite par Madame MAÏGA Sina DAMBA, Ministre de la Promotion de la Femme , de l’Enfant et de la Famille
s’était rendue à Ouaga dans le cadre du suivi de l’Accord de Coopération entre la République du Mali et le Burkina Faso, en matière de lutte contre la traite transfrontalière des enfants.
La rencontre était coprésidée par Madame MAÏGA Sina DAMBA du Mali et Madame Pascaline TAMINI Ministre de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale du Burkina Faso.
Sept (7) objectifs étaient à l’ordre du jour de cette deuxième rencontre à savoir :
- faire le point de la mise en œuvre de l’accord dans les deux pays ;
- faire l’état de la mise en œuvre des recommandations de la 1ère rencontre de suivi de Bamako en novembre 2006 ;
- analyser les forces et les faiblesses de la mise en œuvre de cet accord et de la lutte contre la traite des enfants de façon générale ;
- échanger les expériences ;
- proposer des stratégies porteuses en matière de lutte contre la traite des enfants dans les deux pays ;
- mettre en place un nouveau bureau au sein de la commission permanente de suivi de l’accord ;
- proposer la révision de l’accord au regard de l’évolution du contexte national, international et du phénomène de la traite ;
En effet, la rencontre a connu la participation de plusieurs hautes personnalités des deux pays (Mali et Burkina Faso).
La cérémonie d’ouverture a été marquée par cinq (5) allocutions à savoir : l’allocution du représentant du maire de la commune de Ouagadougou, celle de la représentante du parlement des enfants du Burkina Faso, de la représentante des partenaires techniques et financiers, de l’allocution de son excellence Madame MAIGA Sina DAMBA, Ministre de la Promotion de la Femme,de l’Enfant et de la Famille du Mali.
Dans son allocution , elle a au nom de Son Excellence Amadou Toumani TOURE, Président de la République du Mali, Chef de l’Etat exprimé ses sincères remerciements au Président du Faso, Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, ainsi que sa reconnaissance à l’ensemble du peuple Burkinabé, aux organisateurs de la rencontre, pour l’attention dont elle et sa délégation ont fait l’objet depuis leur arrivée à Ouagadougou.
Elle s’est d’abord réjouie de la bonne santé des relations entre les deux pays. Tout en situant le contexte de la tenue de la rencontre, elle a rappelé que la traite des enfants est un phénomène qui se pose comme un véritable défi à nos deux gouvernements, car il s’agit d’une situation de violation des droits de l’enfant perçue différemment par les populations.
Elle a ensuite indiqué que la lutte contre le phénomène est âpre et de longue haleine. A ce titre, elle a invité tout un chacun à ne pas céder au découragement face aux obstacles présents et à venir qui entraveraient l’atteinte des résultats probants. Elle a terminé son propos en souhaitant plein succès aux travaux de la deuxième rencontre de suivi de l’accord de coopération.
Son excellence Pascaline TAMINI Ministre de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale du Burkina Faso dans son discours d’ouverture, a commencé par souhaiter la bienvenue à la délégation malienne, au nom du Gouvernement du Burkina Faso ; elle a souligné que la présence de la délégation malienne est la preuve tangible de l’engagement du Mali à œuvrer inlassablement pour la réalisation effective des droits de l’enfant.
Elle a ensuite rappelé que cette deuxième rencontre offre un cadre de discussion et d’échanges sur des préoccupations communes, reflet du dynamisme de l’accord..Rappelant les statistiques, Madame le Ministre s’est appesantie sur les conséquences du fléau au niveau des deux pays, d’où la nécessité de la réunion de suivi, sources d’idées novatrices, pour mieux l’endiguer ; et cela, malgré les acquis déjà engrangés. En outre, elle a rappelé les objectifs de la rencontre, avant d’exprimer sa profonde gratitude aux partenaires techniques et financiers pour leurs appuis constants, multiformes à la protection des enfants, et particulièrement pour l’organisation de la présente session. Tout en souhaitant plein succès à la rencontre.
elle déclare ouverts les travaux de la deuxième rencontre de suivi de l’accord.
La rencontre a vu la projection d’un film documentaire intitulé «la traite des enfants un mal à combattre» ce film a informé les participants sur les pires formes des réalités du phénomène.
La méthodologie adoptée était les travaux de groupes et les plénières dirigés par un présidium composé de :
Madame TASPSOBA Françoise, Secrétaire Générale du Ministère de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale du Burkina Faso, présidente ;
Monsieur TOURE Ousmane, Conseiller Technique du Ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille du Mali;
Madame KABORE Agnès, Directrice Générale de l’Encadrement et de la Protection de l’Enfant et de l’Adolescent du Burkina Faso;
Deux (2) rapporteurs :
1°) Docteur BARRY Alou, Directeur National de l’Enfant et la Famille du Mali.
2°) Monsieur OUEDRAOGO Saïdou, Directeur de la protection et de la lutte contre les violences sur les enfants du Burkina Faso.
Les travaux ont débuté par la présentation des participants, l’adoption du programme de la rencontre et la mise en place de la Commission Permanente de Suivi (CPS) de l’accord, composé de :
Les membres de la commission du BURKINA FASO
1. Madame KABORE/OUATTARA Agnès: Ministère de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale;
2. Monsieur OUEDRAOGO Saidou, Ministère de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale;
3. Monsieur SINARE Warma, Ministère de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale;
4. Monsieur YAMEOGO ALBAN: Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale ;
5. Madame MEDA/DABIRET Honorine: Ministère de la Justice ;
6. Monsieur COMPAORE Boukary, Ministère de la Sécurité (absent) ;
7. Madame TRAORE OUATTARA Tene: Réseau des Communicateurs / traite des enfants ;
8. Monsieur ZOUNGRANA Pingdwende Herman Terre des Hommes Lausanne.
Les membres de la commission du MALI
1. Monsieur TOURE Ousmane, Ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille ;
2. Dr BARRY Alou, Ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille ;
3. Madame DIARRA Mariam Boubacar SANGARE, Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale ;
4. Monsieur TOGO Boukary, Ministère du Travail de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat ;
5. Monsieur FOMBA Issa, Ministère de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile ;
6. le Représentant du Ministère de la Justice (absent) ;
7.le Représentant du Ministère de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales (absent)
8. la COMADE Mali (absent).
Suite à ces préalables, les délégations des deux pays ont chacune présenté leur rapport pays portant sur le contexte de la lutte et l’état de mise en œuvre des recommandations de la première rencontre de Bamako. Ainsi, chaque pays a exposé sur :
- le contexte général de la lutte contre la traite qui a mis en exergue les avancées dans les domaines de la prévention, la protection, la répression, et le partenariat,
- l’état de mise en œuvre des recommandations, qui montre que dans l’ensemble, la plus part des recommandations ont été mises en œuvre par les deux parties,
- les difficultés et les perspectives qui sont surtout liées au manque de ressources et au renforcement de la lutte dans les deux pays.
Toutes ces présentations ont été suivies de débats qui ont permis aux participants de s’enrichir des expériences des deux pays, et d’éclaircir certains aspects des rapports pays. Ces débats ont faits ressortir les points suivants :
- la nécessité de la mise en place d’un système de dénonciation dans les deux pays ;
- le renforcement de la lutte par l’implication des médias et une large diffusion de la loi ;
- la faiblesse du cadre juridique et celle de l’application des textes juridiques ;
- la faiblesse des ressources pour mener les actions de lutte, et la nécessité d’une plus grande implication des Etats ;
- l’absence de procédures communes de rapatriements ;
- la date de la 3ème rencontre de suivi de l’accord est fixée en juin 2010 ;
Deux thèmes ont permis aux experts des deux pays de mener des réflexions en travaux de groupe sur la lutte contre la traite.
Le premier groupe a ainsi réfléchi sur les forces et les faiblesses de la lutte contre la traite dans les deux pays et a proposé entre autres recommandations :
- la création d’un système d’alerte,
- la diffusion de la loi sur la traite des personnes et des pratiques assimilées,
- la mobilisation plus accrue des media,
- la mobilisation plus accrue des transporteurs,
- l’harmonisation des procédures de rapatriement et de réinsertion des enfants victimes de traite.
Le second groupe a fait des amendements à prendre en compte dans la relecture de l’accord et a proposé des recommandations ainsi qu’un plan d’action de mise en œuvre. Les recommandations issues de leurs réflexions sont les suivantes :
- avant les plénières, organiser un huis clos des 16 membres de la Commission Permanente de Suivi (CPS)
- prise en compte des amendements tendant à améliorer l’accord,
- soumettre les amendements aux autorités signataires,
- procéder à la signature de l’accord révisé à la troisième rencontre de la Commission Permanente de Suivi (CPS) ( juin 2010).
Les échanges sur les résultats des travaux de groupe ont permis de retenir d’autres recommandations qui ont fait l’objet du communiqué final ci-joint en annexe.
La cérémonie de clôture a été marquée par la lecture du communiqué final, l’installation des membres de la Commission Permanente de Suivi (CPS) de l’accord des deux pays, l’allocution de Madame le Ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille du Mali et le Discours de clôture de Madame le Ministre de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale.
La deuxième rencontre de suivi de l’Accord de coopération entre la République du Mali et le Burkina Faso a pris fin aux environs de 14 heures.
Signalons qu’en marge de la Rencontre Madame MAIGA Sina DAMBA, Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a visité le Centre d’accueil, d’écoute et réinsertion sociale, l’orphelinat de Ouagadougou où elle a remis une enveloppe symbolique
Recommandation de la deuxième rencontre de suivi de l’accord de coopération entre la République du Mali et le Burkina Faso en matière de lutte contre la traite transfrontalière des enfants
- Veiller a ce que la traite des enfants soit inscrite à l’ordre du jour des rencontres périodiques des ministres en charge de la sécurité des deux pays ;
- Instituer des cadres de concertation périodique entre les services chargés de la question de l’enfance au niveau des zones frontalières des deux pays ;
- Renforcer les systèmes de collecte, de traitement, d’analyse et de diffusion des données dans chaque pays ;
- Prendre en compte les amendements tendant à améliorer l’accord de coopération ;
- Elargir dans le cadre de la coopération bilatérale les champs d’intervention de l’accord à d’autres problématiques de la protection de l’enfance ;
- Soumettre à la signature l’accord révisé à la troisième rencontre de la Commission Permanente de Suivi (CPS) à Bamako au Mali (juin 2010) ;
- Elaborer et mettre en œuvre des programmes de réinsertion des enfants victimes de traite et d’appui à leurs familles en particulier aux mères dans chaque pays ;
- Créer un système d’alerte à travers la mise en place d’un numéro vert pour renforcer les actions de prévention et de protection des victimes ;
- Impliquer davantage les enfants, les élus locaux, les magistrats les enseignants, les communicateurs et les transporteurs dans la lutte ;
- Harmoniser les procédure de rapatriement des enfants victimes de la traite ;
- Restituer dans chaque pays les résultats des travaux de la deuxième rencontre de suivi de l’accord de coopération entre la République du Mali et le Burkina Faso en matière de lutte contre la traite transfrontalière des enfants ;
- Organiser des opérations conjointes de police le long de la frontière.
Ouagadougou, le 26 mars 2009
Contact:
cité des enfants
Tél:220 56 56/220 53 03
Bp: 2688 Bamako
Email:directionenfant@yahoo.fr
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