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Programme d’Appui au Renforcement de l’Equité Hommes/ Femmes pour la Lutte  contre la Pauvreté et la Promotion d’une Bonne Gouvernance (PAREHF 2)

NOTE TECHNIQUE SUR PAREHF 2:

Bamako, juin 2004

1. PERSPECTIVES

Les acquis déjà obtenus à travers la mise en œuvre des politiques et programmes visant la promotion de l’égalité et l’équité homme - femme dans la lutte contre la pauvreté, permettent désormais d’évoluer vers une effectivité de la prise en compte transversale du genre dans tous les secteurs du développement.

Le nouveau programme prend appui sur les principaux cadres d’orientations des politiques du Mali :

  • La Constitution garantit l’égalité entre les hommes et les femmes.

  • La Vision 2025 qui exprime les aspirations de la population d’ici 2025 et identifie les piliers fondamentaux sur lesquels doit reposer l’édification de la société malienne, traduit la volonté des maliens de tendre vers la parité et l’équité entre les deux sexes.

  • Le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) qui constitue désormais le cadre consensuel d’intervention du Gouvernement et des partenaires au développement reconnaît au Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille (MPFEF) le rôle d’intégrer le genre dans les différentes politiques sectorielles de mise en œuvre de la stratégie de réduction de la pauvreté.

  • La politique de décentralisation offre une opportunité incontestable pour la promotion de l’égalité/l’équité de genre. D’importants secteurs sont dévolus aux collectivités locales, et ce niveau est le lieu par excellence où, la femme peut le mieux exprimer ses besoins.

  • L’objectif du Gouvernement, de promouvoir le développement socio-économique intégré par le biais des Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), constitue une opportunité pour la formation des femmes et le développement de leurs activités économiques.

Le nouveau programme tient également compte de la mise en place d’un ensemble de programmes sectoriels dans les secteurs suivants :

  • Santé :                    PDDS/PRODESS

  • Education : PRODEC

  • Environnement :      PNAE-CID

  • Justice :                   PRODEJ

  • Emploi :                  PNE

2. STRATEGIE D’INTERVENTION RETENUE:

La stratégie d’intervention retenue se base sur le bilan des anciens programmes d’appui ayant trait au genre et sur les leçons de mise en œuvre de son dernier cadre de coopération. Par conséquent, par rapport aux nouvelles orientations du Gouvernement malien et du PNUD en matière d’égalité et d’équité de genre deux objectifs de développement sont poursuivis par le nouveau programme d’appui :

  1. l’intégration transversale du genre dans les politiques et programmes à tous les niveaux ;

  2. le renforcement des capacités des femmes.

Ces deux objectifs opérationnels devraient contribuer à l’atteinte de l’objectif général. En effet, il est prévu qu’une systématisation plus accrue de la prise en charge du genre dans les projets et programmes, par l’intermédiaire d’outils spécifiques de renforcement des capacités des femmes et/ou des groupements de femmes.

Objectif 1:

Pour assurer l’intégration transversale du genre, il est nécessaire de :

  • disposer de données statistiques au niveau macro social et macro économique ;

  • produire des outils spécifiques ;

  • faire des études macro sociales et macro-économiques ;

  • former l’ensemble des acteurs ;

  • développer des partenariats ;

  • améliorer les mécanismes et les outils de suivi-évaluation.

Les donnés statistiques au niveau macro social et macro économique:

Au niveau des techniques quantitatives de collecte de données, les différentes enquêtes (QUID, EDSM, etc.) fournissent des statistiques désagrégées par sexe.
Malgré ces efforts on constate encore des faiblesses. Il est important de consolider les acquis et de poursuivre l’amélioration des données de référence et les efforts d’intégration du genre dans les analyses. Aussi, au-delà des indicateurs d’accès aux services de base, il importe de s’appesantir davantage sur les indicateurs de contrôle.

Pour la disponibilité des données statistiques fiables en perspective des révisions du CSLP, et du suivi des ODM, il est nécessaire de travailler en coordination avec la Direction Nationale de la Statistique et de l’Informatique (DNSI) et le PRECAGED pour intégrer le genre dans les outils de collecte et d’analyse des données.

L’objectif d’intégrer le genre au niveau global doit être poursuivi, mais il serait raisonnable de commencer par les secteurs où les femmes sont les plus nombreuses tels que l’agriculture et l’informel.

Etant donné que la DNSI a déjà des outils élaborés pour ce qui concerne le secteur agricole et que le secteur informel fait parti de son agenda, il serait souhaitable que le programme élabore un partenariat en ce sens.

Pour garantir la validité des donnés statistiques destinées à l’élaboration du profil de la situation de la femme et de l’homme (dans tous les secteurs), le programme impliquera la DNSI à la collecte des données.

Production d’outils specifiques:

Pour l’intégration du genre dans les différents secteurs (agriculture, santé, énergie, etc.) et pour la maîtrise du genre par les partenaires des institutions publiques, il est nécessaire :

  • d’identifier les besoins en appui spécifique ;
  • d’élaborer des outils spécifiques à chaque secteur ;
  • de faire des formations ;
  • d’organiser des activités post formation à travers un accompagnement par des expertises confirmé

Etudes macro sociales et macro-économiques:

Jusqu’ici, les analyses de la situation de la femme ou des inégalités de sexes portent sur le niveau micro social et micro économique. Il est nécessaire de poursuivre les études au niveau macro économique et macro social, notamment dans les secteurs liés à la production : agriculture, énergie, environnement, transports, etc.

Formation de l’ensemble des acteurs:

Pour consolider les acquis, il est nécessaire de poursuivre les formations des agents du Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille (MPFEF), des autres ministères et des Organisations de la Société Civile (OSC) ainsi que ceux du PNUD dans le domaine de l’analyse macro sociale, de la planification et de l’élaboration du budget dans la perspective du genre.

La formation de partenaires stratégiques tels que : DNSI, PREGAGED, Cellule CSLP se fera à travers un accompagnement par des expertises confirmées.

Le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) étant un document dynamique, les efforts d’intégration du genre dans le processus doivent être poursuivis pendant la prochaine revue. Dans cette optique, il est important de veiller à garantir la présence de spécialistes du genre à toutes les étapes du processus.

Partenariats:

La plupart des partenaires sont en train de finaliser l’évaluation de leurs interventions aux fins d’élaborer leurs stratégies pour les années à venir et s’inscrivent dans la nouvelle dynamique de l’intégration transversale du genre.
Cela constitue une opportunité pour une meilleure synergie.

Un partenariat solide doit être établi avec les organisations du SNU intervenant sur le genre tel que l’UNIFEM, le FNUAP, le BIT, et le PAM…

La collaboration bilatérale, notamment celle avec le Grand Duché de Luxembourg qui a manifesté tout son intérêt pour ce programme, sera renforcée.

Une coordination allant dans le sens du renforcement du COFED permettra d’éviter les duplications, de capitaliser les acquis et une meilleure utilisation des ressources financières et humaines.

Vu le rôle fondamental des ONG dans la mise en œuvre de la stratégie, il est important que le programme puisse développer un partenariat plus ciblé avec notamment :

  • la CAFO et les autres associations de femmes qui seront des partenaires potentiels pour mettre en place un programme d’intégration transversale du genre dans les politiques et programmes de tous les collectifs.

  • Dans ce contexte, les réseaux et collectifs d’associations à vocation économique seront des partenaires potentiels dans la perspective de l’analyse et de l’élaboration d’outils au niveau macro social et macro économique.

  • Vu la force et l’expertise des collectifs/Conseil National de la société civile dans les activités de développement, un partenariat formel permettra l’identification et le suivi des organisations prestataires de services.

  • L’université et les instituts de formation et de recherche pourraient être des partenaires clés par la réalisation de programme ou de modules de formation, et la prise en compte du genre dans les curricula de formation et les programmes de recherche.

Il existe plusieurs mécanismes de consultation et de coordination internes au Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille (MPFEF), dont la dynamisation devrait permettre de créer et d’entretenir une synergie entre les activités du projet, les projets et programmes du département et les autres plans sectoriels de développement.

Amelioration des outils et des mecanismes de suivi-evaluation:

Pour un suivi régulier des progrès accomplis en matière d’intégration de genre dans les politiques sectorielles, il est important d’améliorer les outils de suivi-évaluation pour avoir des indicateurs de quantité, de qualité, de processus et d’effets différenciés.

Il est nécessaire d’appuyer l’ODHD pour assurer l’intégration du genre pour le suivi du CSLP et des ODM, et l’évaluation des progrès enregistrés dans la promotion de l’égalité et l’équité de genre.

Renforcement des capacités institutionnelles du MPFEF:

Il est nécessaire de renforcer les capacités du MPFEF pour lui permettre de jouer son rôle d’impulsion et d’appui technique auprès des autres départements ministériels et institutions de la République, d’assurer la coordination des interventions et le suivi-évaluation y compris au niveau déconcentré.

  • Le Ministre devra faire le plaidoyer politique auprès des hautes autorités du pays et des partenaires.

  • Le Secrétariat Général devra faire le plaidoyer technique auprès des différents organes de planification nationale, afin de veiller à ce que la dimension genre soit systématiquement et effectivement prise en compte.

  • La Direction Nationale de la Promotion de la Femme et les Directions Régionales doivent être renforcées pour assurer la mise en œuvre du programme national d’égalité et d’équité du genre, accompagner les autres directions, les collectivités locales, organisations de la société civile, associations de femmes à l’intégration du genre dans leurs politiques et programmes. Elles doivent assurer la coordination des interventions des différents acteurs. Ces activités pourraient être appuyées par le programme GLDD.

Il est important pour le ministère de formuler, une stratégie de développement des ressources humaines sur la base d’un audit des compétences afin de procéder à une redéfinition des profils en fonction des nouvelles orientations et il pourrait se faire appuyer par le PRECAGED

Objectif 2:

Pour renforcer les capacités des femmes, il est proposé :

  • d’accroître leurs capacités dans les domaines économiques ;
  • de renforcer leurs capacités pour une meilleure participation à la prise de décision ;
  • d’améliorer l’image de la femme.

Renforcement des capacités économiques des femmes:

Pour un environnement institutionnel plus favorable à la promotion de l’entreprenariat féminin, le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille doit définir, en collaboration avec le Ministère de l’Economie et des Finances, une politique et des stratégies d’intervention cohérentes, s’intéresser au développement des filières porteuses pour les femmes, et à la mise en place de structures d’appui conseil.

Amélioration de l’image:

L’analyse de la situation montre qu’il existe encore des résistances face à l’objectif d’égalité/équité entre les sexes, d’où la nécessité pour le MPFEF d’avoir une stratégie de communication appropriée. En conséquence, afin de parvenir au changement général des mentalités devant jeter les bases d’une société égalitaire, il est nécessaire, outre la poursuite des actions initiées, d’élaborer des programmes spécifiques de plaidoyer/sensibilisation destinés aux hommes et aux femmes à travers le choix de cibles stratégiques : les médias, les leaders d’opinion, etc.

Il est important de veiller à ce que les médias ne se limitent pas à donner des informations sur les politiques et activités du MPFEF mais surtout que les professionnels de la communication fassent leur propre mutation afin de participer efficacement à la promotion d’une conscience nationale d’égalité/équité de genre. Cela nécessite un accompagnement de la part du MPFEF.

Participation à la prise de décision et le leadership:

Pour assurer une participation accrue de femmes à la prise de décision et renforcer leur leadership, il est nécessaire de :

  • faire des formations aux techniques de leadership et de lobbying éventuellement en collaboration avec l’UNIFEM reconnu pour son expertise dans le domaine du leadership féminin ;

  • faire des appuis pour l’élaboration de plans de communication ;

  • inancer la participation aux rencontres sous-régionales et internationales

Ces stratégies ne sont pas exclusives d’autres à développer dans certains programmes.

Le PNUD

L’intégration transversale du genre dans les programmes du PNUD suppose, la disponibilité des outils et la maîtrise par le personnel.

Le point focal genre du PNUD outre sa mission d’appui aux différents programmes pour garantir la transversalité du genre dans les documents de programmes doit avoir pour mandat d’appuyer les autres points focaux du SNU auprès des autres institutions.

3. RISQUES POTENTIELS ET CONDITIONS DE SUCCES:

L’exécution du programme doit tenir compte des principaux risques suivants identifiés :

  • Un recul politique qui risque de remettre en question les orientations nationales en cours favorables à l’égalité et l’équité de genre.
  • Un changement de priorités et d’agenda des partenaires pourrait compromettre le processus.
  • Dans la mesure où l’essentiel de la mise en œuvre devrait reposer sur les organisations des structures décentralisées et des OSC, une faible capacité de ces dernières dans le domaine de l’analyse et l’intégration du genre pourrait compromettre la mise en œuvre de la stratégie.
Les facteurs suivants sont identifiés comme conditions de succès

  • La disponibilité de l’expertise.
  • L’engagement politique du Gouvernement doit s’accompagner d’un engagement financier conséquent et de réformes institutionnelles requis

Cadre de résultats stratégiques:

Effet 1 :

Les départements ministériels, institutions républicaines, structures régionales et locales ainsi que les OSC maîtrisent mieux et appliquent les approches et outils d’analyse et planification dans leurs domaines respectifs.
L’ensemble des politiques et programmes des départements ministériels, structures régionales et locales et des OSC sont formulés dans la perspective Genre.

REALISATIONS DU PAREHF2 AU TITRE DU 3 e TRIMESTRE 2007:

  • La tenue d’une rencontre avec les bénéficiaires des microprojets au centre Aoua KEÎTA dont l’objectif était de renforcer les capacités des bénéficiaires des microprojets spécifiquement dans le domaine de l’élaboration des rapports d’activités et financiers et de partager les expériences entre les différents bénéficiaires des microprojets. On notait la présence Mme Assitan DIALLO, la coordinatrice du programme, Mme Aminata Fabou TRAORE responsable du suivi évaluation, Mme KadiatouDICKO, assistante administrative et M Mamoutou DEMBELE assistant administratif et financier.

  • L’organisation au Centre Aoua KEÎTA de la quatrième session d’analyse de sélection des projets : présidée par Kadiatou SAMOURA conseillère technique au ministère, la session du comité de pilotage a permis au PAREHF2 de faire le point sur les projets ayant bénéficié de son appui. Au total, ce sont 35 projets qui ont été soumis au comité, ils se repartissent essentiellement en projet de renforcement des capacités juridiques des femmes et en projet d’amélioration de l’image de la femme. Plus de vingt ont été financés. En plus du ministère d’autres structures composent le comité de sélection et d’analyse.

Le PAREHF2 arrivant à terme, la coordinatrice Mme Assitan DIALLO tout en posant la question de la pérennisation du comité a suggéré des voies et moyens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 



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